CR du 9 juillet « Commission monnaie locale »

Monnaies locales complémentaires (MLC)
Présents : Valérie B., Gilles D., Géraldine D., Nino V., Anne-Isabelle F., Roselyne H., Patricia S.
Accueil chez Gilles, Compte-rendu rédigé par Patricia
Prochaine réunion d’été : jeudi 31 juillet 2014 / 19h-21h / chez Gilles à St Quentin
A partir de la rentrée de septembre, le groupe se réunira le 21 de chaque mois.
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Arguments à faire valoir pour entraîner l’adhésion des usagers de la future MLC.

Quelques exemples, à compléter au fur et à mesure :

  • Clé de relocalisation de l’économie
  • Ca marche ailleurs !
  •  Pas plus protectionniste que l’Euro pour l’Europe
  • La stabilisation d’une quantité de monnaie crée une stabilisation des échanges 

Les modalités de mise en œuvre :

Gilles émet une réserve sur le fait d’adosser la MLC à l’Euro (sensible aux aléas de notre système monétaire emballé) et de confier cette MLC à une banque. La Nef a été évoquée, le Crédit Mutuel aussi (et notamment sa fondation). Valérie va creuser cette piste.
Ceci étant, toutes les MLC actuelles sont adossées à l’Euro et à une banque, et nous ne voyons pas d’autre alternative pour le moment.
Il s’agira de faire imprimer localement les billets de MLC : par exemple, la SEDI à Uzès est une imprimerie locale qui est déjà chargée de l’impression de tous les formulaires administratifs des mairies françaises. Vérifier la possibilité pour elle d’imprimer ces billets, si possible sur papier recyclé et encres végétales…
Il semble possible d’ajouter une puce sécurisée et de traçabilité sur les billets après leur impression. Le Sol Violette à Toulouse utilise cette machine pour cela. Valérie va se renseigner sur le prix et le fonctionnement de cette machine.
Les prestataires sont plus susceptibles de demander la reconversion de la MLC en euros compte-tenu des sommes collectées potentiellement importantes. Donc la perte de 5% lors de la conversion MLC/Euro pourrait compenser un différentiel de 1 à 2% en faveur des particuliers qui acquièrent la MLC en échange d’Euros.
La discussion fait apparaître que cela donnerait des résultats incertains et imprévisibles, sans compter des problèmes de trésorerie entretemps. Donc, il est sans doute préférable d’échanger la MLC contre des Euros, et d’inciter les prestataires à consentir des réductions aux détenteurs de MLC (ce qui leur laisse le loisir de choisir le % de réduction à leur convenance). Il convient d’approfondir davantage les différentes options qui s’offrent à nous pour chacun des points clés de création d’une MLC en étudiant les variations entre les différentes MLC existantes.
Il apparaît fondamental de recenser les modalités de mise en œuvre sur lesquels se positionner et d’étudier les réponses apportées par chacune des MLC existantes. Il apparaît nécessaire également de répartir les tâches entre membres du groupe pour avancer efficacement d’une réunion à l’autre.

Géraldine s’interoge sur le choix des prestataires.
« Doit-on sélectionner les prestataires selon une charte éthique ou bien comme tu le proposais laisser la porte ouverte et espérer une « sélection naturelle  ? »

Statuts légaux et périmètre d’action :
Les acquéreurs de monnaie locale doivent semble-t-il adhérer obligatoirement à l’association émettrice. Cela suppose de s’adosser ou de créer une association dédiée à ce projet de MLC, comme dans tous les projets existants, car ce serait trop impliquant financièrement et éthiquement pour les Colibris de le faire directement.
Patricia propose d’utiliser la structure de l’association UzesCO (dont elle est présidente-fondatrice). Cette association est bien profilée pour ce type de projets dans son objet, et joue déjà le rôle de pépinière de projets associatifs sur le territoire. Vérifier si ses statuts lui permettent d’accueillir ce projet.
Par ailleurs, Patricia est membre du Conseil d’Administration du Conseil de Développement du Pays d’Uzès. Elle représente la société civile via UzesCO. Dans ce cadre, Patricia s’est proposée d’être référente de l’un des 4 axes prioritaires du conseil de développement : les circuits courts (alimentaires et dans le bâtiment).
A ce titre, pour favoriser le développement de ces circuits courts, elle proposera au groupe de travail, puis au Pays d’Uzes, de soutenir la création d’une MLC. UzesCO ferait ainsi le pont entre cette instance composée essentiellement d’élus des communes du pays d’Uzès (et de représentants de la société civile) et ce projet des Colibris Uzège.
Cette idée permettrait d’une part de bénéficier d’une structure associative déjà existante, aux valeurs très proches des Colibris, avec un site internet déjà construit, et cela supposerait de faire entrer dans son bureau des membres du groupe MLC pour en favoriser l’administration et participer à ses orientations en la matière. Nino est favorable à ce montage associatif, et cette option est à l’étude.
NB : le Pays d’Uzes regroupe les 2 communautés de Commune (Uzège et Pont du Gard) et constitue le périmètre idéal pour la création d’une MLC par son homogénéité territoriale, politique, et par sa taille (celle de son territoire et de sa population) favorable à sa pérennisation. Il pourrait être sollicité pour subventionner les investissements de mise en place de la MLC.

Parties Prenantes :
Il est important d’inviter des experts, ainsi que des parties prenantes (commerçants, entreprises, particuliers, associations, etc.) à rejoindre le groupe et de participer à la réflexion. Mais cela se fera lorsque le groupe MLC y verra clair sur les options qui s’offrent à lui et le positionnement adopté à première vue avant consultation des parties prenantes.
Il paraît judicieux de sensibiliser progressivement l’opinion publique, les élus, les médias et les acteurs du territoire aux atouts d’une MLC. Des membres du groupe pourront s’en charger en organisant des conférences ou autres réunions de sensibilisation en parallèle de l’avancée du projet.

 

Répartition des recherches pour la prochaine réunion :
Gilles : étudier à quelle banque s’adosser pour sécuriser, stocker et distribuer la monnaie locale
Valérie : retracer l’historique et le fonctionnement du SOL au plan national et régional. Est-ce un socle intéressant pour nous ?
Anne Isabelle : réaliser 2 interviews / retours d’expérience : l’Occitan à Pézenas et la Roue à Avignon. Qu’en retirer ?
Roselyne : se mettre à niveau d’information sur les MLC pour mieux participer aux débats
Nino : compléter la base de données du Blog des Colibris du Gard par d’autres documents et vidéos clés pour la connaissance et l’avancement du projet + interroger Gérard Foucher sur son expérience des monnaies locales complémentaires.
Géraldine : réaliser une synthèse du livre de Derrudder sur les MLC prêté par Valérie et la mettre en ligne via Nino
Patricia : Etablir une liste des modalités de mise en œuvre d’une MLC sur lesquelles nous positionner pour créer la nôtre. Exemple : fongibilité, valeur d’échange, banque choisie, comptoirs d’échange, statut légal, montants des billets émis, etc.
Cette liste sera diffusée aux membres du groupe pour que chacun la complète avec les différentes variantes trouvées dans les MLC étudiées.

On dénombre une quinzaine de MLC en France actuellement. A raison de 2 par membre du groupe, nous pouvons en faire le tour et avoir un panorama complet de l’expérience française.
Lorsqu’un membre du groupe visionne une vidéo ou lit un article ou ouvrage sur la question, en faire une synthèse que Nino mettra en ligne sur le blog.

Ah oui ! et si chacun réfléchissait pour la prochaine réunion du 31 juillet à un nom pour baptiser cette monnaie locale ? Cela donnera vie au projet….
Patricia a proposé la Picholine, mais les « tempêtes de cerveau » produiront peut-être d’autres idées… ou peut être rallierons-nous le mouvement des SOL. A suivre …

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