Compte rendu du 31 mai 2014

COLIBRIS UZEGE

COMPTE-RENDU DU 31 MAI

 

Nous étions une petite quinzaine pour cette réunion du dernier jour de mai, placée cette fois sous les arbres du bucolique et spacieux terrain de Péo à La Bruguière. Merci Péo pour l’orientation (combien de perdus en chemin malgré le plan…), l’accueil, les chevaux, les oiseaux, l’accès à ta cabane ; autour de la table, pendant 4h, tout en dégustant de si bonnes choses à boire et à manger (miam la tarte au sucre !), étaient présents :

Péo, Patricia, Jean-Louis, James, Aurélie, Nino, Catherine, Yann, Christian, Isabelle, Géraldine, Florence et Valérie

Florence – qui s’est proposée pour jouer les secrétaires et rédiger ce compte-rendu, toute inconsciente qu’elle était quant à la longueur et à la densité de la réunion, et oubliant que la barre était haute depuis le compte-rendu précédent, brillamment rédigé par la plume du colibri Péo (haha)- James a pris de bien belles photos – de tous sauf lui-même hélas – Merci à lui aussi pour la mise en forme de ce doc qui serait bien plat sans ça

Aurélie s’est chargée de la lourde tâche de veiller à ce que le bâton de parole soit respecté (et ne blesse personne lors des rappels à l’ordre sur l’épaule du voisin ou des envois à l’autre bout de table)

Deux membres des Colibris Nimes étaient également présents : Claude et Christine

ORDRE DU JOUR :

Le protocole Colibris National : Patricia rappelle qu’à la dernière réunion, Colibris Uzège a souscrit au protocole et choisi de rester en collectif (et non de se créer en association). Ceux de Nimes partagent les mêmes hésitations depuis qu’ils ont du financer de leur poche un stand sur un salon ; la question est revenue en fin de réunion, signe qu’elle pèse : sans le statut d’association, comment avoir accès à des subventions/des adhésions/une assurance etc… Oui mais l’asso, c’est lourd à tous points de vue (compter 200 euros/an de fonctionnement) – le collectif, c’est léger, mais pas de statut juridique, ni de visibilité. L’association « Colibris » a notamment été refusée parce que les cotisations envoyées au national ne redescendent pas aux groupes locaux (ou sous forme de quelques maigres plaquettes papiers). Patricia souligne que ces cotisations mensuelles minimales reviennent cher à l’année, et dont est tributaire l’accès au vote (avis largement partagé par d’autres groupes locaux lors de leur dernière réunion nationale) ; Florence témoigne en tant qu’ex-salariée de Terre & Humanisme, structure cousine des Colibris puisque fondée par le même Pierre Rabhi, mais qui varie côté relations aux groupes locaux : à TH, comme disent les initiés, les correspondants locaux, personne ou groupes, ne cotisent pas, ils doivent simplement être adhérents, soit 16 euros/an -avec même plaquettes voire plus en échange). Et ils peuvent voter à l’AG évidemment.

Le groupe recevra le magazine Kaizen, édité par une structure séparée mais inspirée des Colibris – à faire passer!

Il aura également une adresse mail officielle et un logo, fournis par le mouvement national.

Nous sommes toujours en attente du retour du protocole signé par Anne Laure au National, tout comme le groupe local de Nîmes…

Outils de communication interne :

Long échange technique à propos de nos outils de communication entre Colibris du Gard. Trop de mails tuent les mails, mais le blog (déjà lancé par Nino), le système php (soutenu par James) ont aussi leurs défauts. Jusqu’où peut-on aller techniquement pour permettre l’accès rapide et confortable, sans forcing ni harcèlement, aux informations ? Séparer le privé du public ou pas etc. Colibris Nimes se pose les mêmes questions, ainsi visiblement que bien d’autres structures (comme en témoigne Patricia, il y a plein de solutions différentes, mais pas d’unité nationale). La commission communication, composée de Nino, Péo et Patricia, qu’ont rejointe ce jour James et Aurélie, doit synthétiser les propositions et revenir vers le groupe pour qu’enfin ce soit tranché.

A venir en région ou plus loin :

– Sortie du film « Demain » co-réalisé par Cyril Dion (ex-directeur des Colibris National) avec Mélanie Laurent

– Fête de la Terre et de l’humanisme aux Amanins (centre agro-écologique Drôme) : les 27 (Groupes Locaux) et 28 juin (ouvert au public)

– Foire à l’auto-gestion Gard et Cévennes (Christian avait ramené des affichettes papier) du 13 au 15 juin à St Jean du Gard.

2- RETOUR SUR PROJETS

Gratiferia

proposée par James, qui vit à Barjac, ce « marché gratuit » né à Buenos Aires aurait pu se tenir dans cette ville. Mais James n’a pas trouvé chez le maire de Barjac l’accueil escompté. M. le maire trouve ça flou, s’inquiète du manque de règles et du principe de gratuité. On oublie Barjac donc, et on vise un autre lieu d’accueil. James n’étant pas d’humeur à batailler ou convaincre pour une idée « venant du coeur » et qui se veut légère et fluide, va créer une page sur un blog pour expliquer l’esprit et sensibiliser mairies ou autres structures (écoles, supermarchés ?) susceptibles d’offrir un lieu. Le marché se tiendrait sur une demi-journée, à l’occasion peut-être d’une autre manifestation (fête d’école, foire, marché etc…), chacun apportant de quoi manger et sa bonne humeur. Reste la question des objets déposés : à l’issue du marché on remballe comme après un vide-grenier ou on laisse tout sur place ou on appelle Emmaus ?

Patricia indique à James les Colibris 06 – Alpes Maritimes, très avancés voire spécialistes de ces opérations gratuites (édition d’une fiche pratique). Elle lui communiquera leurs coordonnées.

 

COMMISSION EDUCATION

Maria, Aurélie, Isabelle se sont rencontrées pour échanger sur les projets d’éducation alternative au sens large ; Maria revient d’un séjour au Hameau des Buis, lieu en éco-habitat ardéchois initié par Sophie Rabhi (fille de qui vous savez) qui y a créé une école Montessori il y a 10 ans. Maria est ravie de ce stage d’observation, et de l’accueil réservé par Sophie (cette dernière serait partante pour nous rencontrer). Ont été abordés : la CNV (communication non violente), le châtiment corporel ou verbal (l’inverse donc), la pédagogie bienveillante. Maria témoigne du nécessaire retour sur soi pour apprendre à apprendre, transmettre (regard et remise en question sur soi, et ce qu’on a reçu comme éducation). Maria va retourner en observation au Hameau des Buis (et pourra y représenter notre groupe Colibris), y animer des ateliers danse et suivre une formation en pédagogie Montessori. Une visite du lieu est ouverte à tous le 14 juin.

L’idée de la re-création d’une école alternative dans l’Uzège est partagée par Maria et Isabelle (ancienne éducatrice de l’école Montessori de Belvezet, qui a fermé en décembre dernier). Isabelle a de quoi accueillir une classe mais pas 2 chez elle. Questions soulevées : où trouver un local/question des normes/quel montage financier/quelle articulation entre le groupe local Colibris et une asso/retour à la question du statut du groupe : asso ou collectif ? Si asso, nous pouvons collecter des fonds et subventions, le temps de soutenir le lancement d’une école, puis de leur laisser prendre leur autonomie une fois le projet construit.

En attendant, la commission Education va étudier les possibilités de trouver un local pour proposer des ateliers : CNV/conte/danse/parentalité/musique/pédagogique Montessori etc

Aurélie aimerait que cela soit un lieu de ressources (livres et DVD sur le sujet) – elle met à disposition des Colibris sa petite bibliothèque ambulante (d’ailleurs il me semble que Géraldine a emprunté le jour même…) ; nous avons pu feuilleter le magazine Peps, dédié à la parentalité « autrement » proposant un dossier thématique dans chaque numéro, et autour duquel Aurélie aimerait proposer des ateliers comme elle l’a fait avec succès dans son village d’Argilliers.

Patricia met en lien la commission éducation avec les Colibris d’Avignon, très impliqués sur ces questions. Cette commission va à nouveau se réunir pour avancer sur tous ces points.

 

COMMISSION ENERGIE

Catherine et Patricia étaient les co-capitaines de l’opération « Familles à énergie positive » en Uzège avec l’équipe Uzesco. C’est un défi proposé aux familles de réduire d’au moins 8% la consommation en eau et électricité. Il s’agit d’expérimenter de nouveaux gestes et de nouvelles habitudes au quotidien, guidés en cela par un site internet (référençant notamment les scores avant/après), un guide des 1000 éco-gestes, et une mallette du CAUE de Nîmes.

Patricia nous a dévoilé quelques éléments de la mallette (un sablier pour mesurer votre temps sous la douche, un réducteur de pression à poser sur celle-ci etc…) et° témoigné du côté ludique, convivial de l’opération – les enfants s’investissent aussi.

Bravo aux 10 familles qui ont participé (et gagné comme Maria sous nos yeux épatés, un beau diplôme)  : cette équipe est N°1 et N°2 dans le Gard avec 49% de réduction des consommations eau et 26% de réduction d’énergie ! La presse s’en est fait l’écho, elle sera à nouveau sollicitée pour annoncer la prochaine campagne de l’ADEME et PRIORITERRE et convaincre de nouvelles familles de participer à ce défi positif, et de futurs capitaines d’être formés à leur accompagnement… Petit à petit le Colibri fait son nid (ou la boule de neige grossit). Bon vous m’avez comprise. D’ailleurs plusieurs colibris se sont proposés d’être capitaines et de monter une équipe dès la prochaine édition.

 

TAFTA, l’accord commercial trans-atlantique ou Trans-Atlantic Free Trade Agreement

(pour y voir clair James recommande l’article du Monde Diplo qu’il peut envoyer sur demande). Quelques exemples illustrent la menace de mainmise absolue des multinationales : en Europe les distributeurs de l’agro-alimentaire ne seraient plus contraints d’indiquer les OGM présents (c’est déjà le cas aux EU) ; le droit d’extraction du gaz de schiste serait supérieur au droit des nations ou des communes à se préserver des fracturations et pollutions de leur sol.

La résistance s’organise : collectifs anti-TAFTA (qui nous invitent d’ailleurs à les rejoindre) ; pétitions en ligne ; villes qui se déclarent anti-TAFTA. Patricia précise qu’il existe un collectif anti Tafta pour le Gard, et elle transmettra le contact aux Colibris pour ceux qui souhaitent être dans leur liste de diffusion et devenir actifs.

 

MONNAIES LOCALES : Géraldine et Péo ont assisté à un rassemblement à Barjac autour d’un documentaire sur les monnaies locales. Ils y ont rencontré Marie-Christine qui a lancé les Lucioles en Ardèche du Sud, et se dit prête à venir témoigner et apporter des conseils techniques en Uzège. Florence  et son mauvais esprit (mais elle se soigne) a témoigné du relatif échec de la Luciole dans un secteur qui compte pourtant tant d’alternatifs au km2 ; et propose qu’on invite quelqu’un pouvant témoigner d’une réussite  (comme le SOL, monnaie d’expérience et qui essaime dans plusieurs villes) – J’en profite pour dire que Marie-Christine a peut-être dépassé sa déception et que son partage d’expérience ne peut être qu’intéressant !

Patricia est au conseil d’administration du Conseil de développement du Pays d’Uzès, et va proposer aux élus du Pays de soutenir la mise en place d’une monnaie locale, au nom d’Uzesco, qu’elle représente là bas.

Merci encore de ces heures au soleil, vive le printemps et bon vent les Colibris

 

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